La maquette

La maquette  a été conçue pour les besoins du projet. Elle se veut être un outil de réflexion et de débat.
 

Pour la construire, il a fallu un travail informatique : trouver et délimiter la zone sur google earth, mettre tout à l’échelle, délimiter les parcelles avec Adobe, etc. Il a fallu faire un repérage de terrain : voir quelles maisons étaient habitées, abandonnées, la dénivellation de la zone, etc.

Ensuite, il a fallu tirer les plans plusieurs fois pour les besoins de la construction, trouver du bois, du papier, du carton, etc.

Ensuite il a fallu la construire et ça c’était marrant ! Gus et moi avons fais les ouvriers de Cyril, notre architecte, pendants trois jours, mais attention, maintenant on maîtrise les problématiques de l’urbanisme !

Le projet cible 6 quartiers. La maquette représente un peu moins d’un quartier. C’est une question d’échelle. La zone choisie est volontairement une zone qui peut servir à extrapoler les conclusions des discussions, on y retrouve toutes les problématiques importantes…

La maquette est modulable. A partir de la zone inondée, nous avons construit 5 petites maquettes interchangeables représentant des scénarii d’aménagement, des propositions en quelques sortes…

-    un scénario « minimal » : on ajoute juste une station de pompage et une station de pompage, on nettoie les zones insalubres. La physionomie du quartier ne change absolument pas mais par contre les populations ne sont pas déplacées.

-    un scénario « agrément » : c’est l’idée de l’état, on bouge les populations, creuse un bassin de rétention, installe des arbres et bancs tout autour. C’est jolie mais ça peut être dangereux : des gosses se sont déjà noyé il y a peu dans ce genre d’endroits…

-    un scénario « maraichage » : on réaménage la zone pour créer des parcelles de cultures, un marché peut suivre et tout un tas d’activités économiques.

-    un scénario « pisciculture » : on réaménage la zone pour créer des bassins pour l’élevage de poissions. Cela ne peut être faut que de manière industrielle mais fait partie des orientations de l’état. Cela crée aussi de l’activité.

-    un scénario « culturel » : la zone est réaménagé en terrain de jeu, de sport, on construit des espaces culturels des écoles.

Vous l’avez deviné, le choix final sera vraisemblablement un mixte de tous ces scénarii.

Un atelier participatif a eu lieu le 17 mai avec 40 représentants et spécialistes de la commune.

Le nœud du projet réside dans le nœud suivant :

-    les populations ne veulent pas toutes partir car la contre partie proposée par l’état n’est pas adaptée et semblent être plus attirée par le scénario « minimal » ou personnes ne bouge mais ou les inondations sont maîtrisée… Logique !

-    A long terme cette solution ne s’avère pas très durable : en effet, il est impossible de restructurer la commune sans avoir une zone suffisamment grande. Il s’agit de créer un espace cohérent et attractif qui puisse permettre l’activité économique et/ou culturelle pour que à terme, la commune puisse elle même gérer ses problèmes avec ses propres revenus…
A suivre !