La pluie mouille, rafraîchit, inonde et bloque les routes...
On l'appel parfois bidonville, banlieue, dépotoir, zone ou ville dortoir
Pikine n'a, déjà, pas beaucoup de chance.
On l'appel aussi "bombe à retardement".
Pourquoi ?
Simplement parce qu'en plus d'un cadre de vie très précaire, la grande majorité de la ville est soumise à des inondations annuelles qui font des ravages.
Pas plus tard qu'hier, des pluies dignes de ce noms sont tombées sur la région. Les routes se bloquent petit à petit, l'eau ruisselle dans les points bas, les ordures suivent le mouvement, les odeurs des eaux usées jaillissent dans vos narines, les moustiques se préparent..
Vous pouvez regarder l'eau tomber, prendre une douche si cela vous chante ou profiter seulement de la fraicheur.
Alors que la majorité des sénégalais attendent une pluie abondante, croisant les doigts pour les récoltes, certains osent prier l'arrêt des pluies. Malheureux paradoxe pour ces populations vivant à peine en dessous du Sahara...
On était venu pour travailler sur cette problématique. On avait bel et bien prévu de s'ouvrir à la culture locale pour mieux comprendre les contraintes quotidiennes, mais aujourd'hui, on peine encore à parler wolof et on peine encore à manger pimenté.
Malgré cela, vivant à Pikine et constatant de nos propres yeux les dégats de la situation, on à l'impression d'avoir comrpis quelque chose d'essentiel pour mener ce projet. Un projet qui est décidemment placé sous le signe de l'eau.
C'est donc avec joie que nous nous sommes endormis à coté d'un crapeau que nous n'arrivions pas à faire sortir de la pièce. Il nous narguait gentillement pour nous rappeler qu'il était aussi chez lui, à Pikine.